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L’effet miroir et la musique du temps de Bernard Taride

Bernard Taride est devenu un artiste plasticien reconnu. Dans sa jeunesse, il était déjà amateur d’art et de musique mais surtout très connu du public niçois par la quincaillerie familiale prospère qu’il dirigeait. Ce qui ne l’aidât pas à trouver sa place en tant qu’artiste. D’abord il dessine et peint, puis très vite prend conscience d’être influencé par Nicolas de Staël ou Poliakoff et abandonne cette direction.

Il fréquente les artistes niçois, Sosno, Farhi, Arman puis Serge III, Max Cartier... A partir de 1970, il s’investit dans une démarche originale : il réalise des sculptures avec des clous qu’il plante et accumule d’abord sur du bois qu’il peint, puis très vite, il trouve ce geste trop naturel. Les clous sont faits pour être plantés dans le bois ! Tout ce qui est logique ne m’intéresse pas tellement, j’aime la provocation, l’agression !!

Taride

Alors l’esprit iconoclaste de Bernard Taride se révèle en observant une petite plante qui pousse sur un rocher aride, au milieu d’un milieu hostile. Cela le fait réfléchir. Malgré sa fragilité, elle trouve la force nécessaire pour prendre racine. Se compare-t-il Inconsciemment à cette petite plante ? Si c’est le cas, il dépasse cette idée trop personnelle. Il projette cette observation sur son travail et relève le défi de planter des clous, non plus dans du bois mais dans un miroir, une base improbable et incompatible. Il aime cette démarche surréaliste : pas d’éclats, pas de bris de glace. Le miroir n’en subit pas de conséquence. Seul le geste simple et insolite compte.

Suivra plus tard, un geste fondateur lorsqu'il plante une hache à travers un miroir. Cette fois il y a brisure, découpe et jeu avec les reflets. Puis il utilise une truelle, un rabot, les réflexions déplacées sont nées, les défis se poursuivent. Jeux et reflets ne le quitteront plus. Naîtront ensuite les portraits crashés, portraits d’artistes qu’il soumet à des distorsions, à des provocations qui bousculent. S’il fait éclater les kystes narcissiques, il s’adonne aussi à d’autres jeux de mots et à des graphismes, toujours associés au miroir, il continue son travail sur les lettres du triptyque : Art, Jazz, Love et inclut leur graphisme à travers des constructions esthétiques.

Depuis une quarantaine d’années il poursuit ses recherches et ses réalisations comptent plus de 420 œuvres dûment répertoriées, datées, nommées. Dès les années 80, les galeries ont exposé son travail et des collectionneurs le suivent.

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